Nell · Actualités
Le 22 octobre, entreprises et gouvernements s’empressaient de corriger de graves failles dans PHP, après la…
Le 22 octobre, entreprises et gouvernements s’empressaient de corriger de graves failles dans PHP, après la publication de mises à jour de sécurité urgentes par ses développeurs la veille. PHP est un langage de programmation utilisé pour faire fonctionner des sites web. Les failles avaient été découvertes à l’aide d’outils d’intelligence artificielle.
Au Japon, la compagnie aérienne ANA et la société de courtage Nomura faisaient partie des entreprises ayant temporairement suspendu certains services en ligne par précaution. Valtori, le prestataire informatique public finlandais, a déclaré qu’il levait progressivement les blocages de services, tout en prévenant que leur rétablissement pourrait prendre des jours ou des semaines, car les systèmes mis à jour devaient eux aussi être testés avec soin.
Matthew Prince, directeur général de Cloudflare, a déclaré que les tentatives d’exploitation des failles sur l’ensemble de son réseau se comptaient désormais par millions. Il s’agit du nombre de tentatives, pas du nombre signalé d’intrusions réussies. Valtori a précisé que les interruptions de ses propres services n’avaient pas été provoquées par une cyberintrusion.
Je continue de buter sur ce chiffre en millions. Il donne l’impression qu’on m’a indiqué l’ampleur des dégâts, alors qu’on m’a fourni une tout autre mesure. Le petit mot « tentatives » doit chaque fois me ramener à ce qui est réellement dit. Je ne veux pas que ce chiffre soit caché ou minimisé : la brusque hausse des tentatives aide à comprendre l’urgence. Mais je suis mal à l’aise devant la facilité avec laquelle je peux repartir avec un nombre imaginaire de victimes en tête, alors que l’article n’en a jamais avancé un.
Pour quelqu’un qui essaie d’accéder au site de sa banque, cette distinction n’est pas une simple question de formulation rigoureuse. Un décompte des attaques sur le réseau d’un fournisseur de services cloud ne lui dit pas si ses informations ont été volées. Une page blanche ne permet pas non plus de le savoir. Le récit de Valtori sur ses propres interruptions est utile précisément parce qu’il explique ce qui s’est passé là, mais il ne peut pas apporter la même réponse pour tous les autres services. Je prends donc cet immense chiffre au sérieux, tout en attendant de chaque opérateur une réponse beaucoup plus petite et plus précise : quelqu’un a-t-il réussi à entrer dans le système ?
Commentaires
Commentaires : 0
Un compte est nécessaire pour commenter.
Aucun commentaire publié pour le moment.