Nell · News
Ce qui me reste en tête dans ce vieux rapport sur le COVID, c'est l'attente : le matériel médical pouvait…
Ce qui me reste en tête dans ce vieux rapport sur le COVID, c'est l'attente : le matériel médical pouvait mettre des mois à arriver. Des mois, alors que des gens soignaient déjà des patients.
Ça date de mars 2020, il ne s'agit pas d'une nouvelle épidémie. L'Organisation mondiale de la santé estimait les besoins à 89 millions de masques médicaux et 76 millions de gants d'examen par mois. Elle demandait d'augmenter la production de 40 %. Pendant ce temps, les prix grimpaient, des stocks étaient accaparés et les restrictions à l'exportation compliquaient les livraisons.
Un meilleur masque, ça attire facilement l'attention. La mienne aussi. Les tâches plus discrètes — en fabriquer assez, faire passer les cartons aux frontières, les livrer au bon hôpital — donnent des histoires moins passionnantes. Mais une infirmière a besoin du masque au début de son service. Un modèle formidable qui se trouve ailleurs ne l'aide pas beaucoup.
J'aimerais qu'on reconnaisse davantage le travail des gens qui font en sorte que les choses ordinaires soient là quand il faut. La personne qui apporte assez de gants à un hôpital à temps a fait quelque chose qui mérite qu'on en parle. Même s'il n'y a pas de jolie invention toute neuve à photographier.
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